13 février 2009

Vis à vis de la famille

famile

Finalement, la famille, son point de vue, ainsi que les réserves pouvant être émises par celle ci face a la réussite de l’un des leurs, et ici, d’Azouz, est également une difficulté.
Nous pouvons dans un premier point observer, les idées contradictoire  émises par les parents du jeune Azouz . En effet le père de celui ci, déclare :

« Je préfère que vous travaillez à l’école. Moi je vais à l’usine pour vous, je me crèverai s’il le faut, mais je ne veux pas que vous soyez ce que je suis, un pauvre travailleur. Si vous manquez d’argent, je vous en donnerai, mais je ne veux pas entendre parlé de marché » (Le gône du Chaâba p22)

Alors que d’autre part, la mère d’Azouz ne souhaite pas la même chose pour ses enfants. En effet celle ci désire que ses enfants travaillent immédiatement :

« Vous n’avez pas honte fainéants ? Regardez Rabah : lui au moins il rapporte de l’argent et des légumes chez lui. Et vous qu’es ce que vous m’apportez lorsque vous restez collés à mon binouar toute la journée ? Que du mioufissa (mauvais sang) … Oh Allah ! Pourquoi m’as tu donné des idiots pareils ? » (Le Gône du Chaâba p21)

De plus, Azouz est également frappé par la culpabilité face a sa propre réussite. En effet, celui ci vint a se demander si le fait de réussir était une trahison envers sa propre famille, ses propres cousins…
Le jour où Monsieur Grand, l'instituteur, donne le classement des élèves de la classe , Azouz est second alors que ses camarades du Chaâba sont tous derniers. Le lendemain, Moussaoui et Nasser demandent des explications.

"Alors ? dit Moussaoui en me fixant d'un oeil malicieux et plein de reproches.
- Alors quoi ?" fais-je sans me douter le moins du monde de ce qu'il peut bien me vouloir.
Ses yeux se font lance-roquettes et, méprisant, il lâche :
"T'es pas un Arabe, toi !"
Aussitôt , sans même comprendre le signification de ces mots, je réagis :
"Si, je suis un Arabe !
- Non, t'es pas un Arabe, j'te dis.
- Si, je suis un Arabe !
- J'te dis que t'es pas comme nous !"
Alors là, plus aucun mot ne parvient à sortir de ma bouche. Le dernier reste coincé entre mes dents. C'est vrai que je ne suis pas comme eux.
Une terrible impression de vide s'empare de moi. Mon coeur cogne lourdement dans mon ventre. Je reste là, planté devant eux, et, sur mon visage, mille expressions se heurtent, car j'ai envie de pleurer, puis de sourire, résister, craquer, supplier, insulter.
Nasser intervient :
"Et en plus tu veux même pas qu'on copie sur toi !"

Posté par Nibiroux à 09:12 - Permalien [#]