13 février 2009

L'école

Malgrè les difficultés auxquelles sont confrontés les immigrés, il existe des moyens pour leur permettre d'emerger . L'école a été un tremplin révélateur pour Azouz Begag, mais aussi pour d'autres ressortissants maghrébins, comme le montre Yamina Benguigui avec les propos recueillis lors de ses interviews avec des immigrés qui étaient enfants lors de leurs arrivées en France . Certains se sont plongés dans la déliquence, le vol, la drogue , d'autres ont préféré s'attacher à la scolarité. Azouz Begag évoque son amour pour l'école, pour ses professeurs qui l'ont marqué. La scolarité est un sujet récurent dans ce roman. L'auteur explique ses diffèrents passages dans les divers niveaux de l'éducation. Il insiste surtout sur un professeur, pieds noirs, qui lui inspire la culture et l'histoire de l'arabe. Grâce à l'école, Azouz cherche et trouve son identité, le professeur lui apprend la culture du maghreb, et ouvre les français de son cours aux cultures étrangères . L'échange se fait dans les deux sens, Azouz apprend sur la france et ses origines, et ses camarades apprennent sur leurs origines et le maghreb. Monsieur Loubon met à l'aise le jeune garçon en lui montrant qu'il ne doit pas avoir honte de ses origines, mais plutot s'en faire une force . Le père d'Azouz ira même jusqu'à l'inviter à manger .

" J'ai dis au revoir et je suis descendu jusqu'à la rue Terme. J'étais tellement ravi de cette intimité avec M.Loubon qu'en rentrant à la maison j'ai confié à mon père que mon professeur pied-noir m'avait donné un livre qui parlait de l'Algérie. Il a dit :
- C'est un bon broufissour ça!
Puis je lui ai appris qu'il savait écrire l'arabe et qu'il avait même écrit Allah au tableau, devant tout la classe. Alors là, mon père, qui adore Allah, s'est extasié :
- Allah Abkar! Le Tout-Puissant gagne le coeur de tout le monde .
Et il a ajouté:
- Demain tu lui diras qu'il vienne mange un couscous à la maison.
- Non, Abboué, lui ai-je répondu. Ca ne se fait pas avec les professeurs."

Il faut savoir cependant, qu'Azouz n'a pas eu que des professeurs à l'écoute, et voulant le bien de leurs élèves. Sa maîtresse Madame Valard croit que les enfants immigrés trichent . Elle ne les pense pas capable d'être aussi intelligents que les français.

" Lorsque Madame Valard avait rendu la dissertation [...] elle m'avait fixé dans les yeux pour me cracher :
- Vous n'êtes qu'un fumiste. Vous avez très mal copié Maupassant.
[..]
-M'dame,j'ai pas copié Maupassant. Je ne savais pas qu'il avait écrit cette histoire. C'est le maître de mon ancienne école qui m'a raconté cette histoire.
Et elle, trop heureuse d'avoir reconnu Guy de Maupassant, même plagié, m'avait couvert de honte devant toute la classe . "

L'école est donc un très bon moyen pour les immigrés pour tenter de se faire une place dans la société, et d'être acceptés. Azouz Begag a de suite été attiré par celle-ci , mais il faut retenir que toutes les personnes croisées en chemin, ne voulaient pas que son bien . Cependant, l'intégration d'Azouz Begag n'a été possible que graçe au cursus scolaire, et n'est donc qu'une bonne chose pour lui .

 

Posté par Nibiroux à 09:18 - Permalien [#]